samedi 24 juillet 2010

Mohamed Ould Abdel Aziz

Mohamed Ould Abdel Aziz (parfois Muhammad Abd al-Aziz, Ould Abdelaziz, en arabe : محمد ولد عبد العزيز), né le 20 décembre 1956 à Akjoujt, est un général mauritanien, chef de l'État du 6 août 2008 au 15 avril 2009, puis président de la République depuis le 5 août 2009.

Il fut l'un des meneurs du coup d'État d'août 2005 qui déposa le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, puis il conduisit le coup d'août 2008 qui renversa le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef. Après ce dernier coup de force, Ould Abdel Aziz s'auto-proclame président du Haut Conseil d'État1.
Sommaire
[masquer] Carrière militaire [modifier]

1977-1980 : formation d’officier inter-armes à l’Académie royale de Meknès (Maroc)
1980 : promu au grade de sous-lieutenant
1981-1982 : École de la logistique à Alger. Après cette période, il occupe plusieurs fonctions à l’état-major national
1986-1987 : École inter-armes d’Atar
1987-1991 : aide de camp du président de la République et commandant du Bataillon de la Sécurité présidentielle
1988 : promu au grade de capitaine
1994 : promu au grade de commandant
1991-1994 : nommé commandant du Bataillon du commandement de l’état-major de l’armée nationale
1994-1995 : École inter-armes du Maroc
1995 : nommé commandant en second de la 6e Région militaire de l’armée nationale
1998 : nommé commandant de la Sécurité présidentielle, promu au grade de lieutenant-colonel
2004 : promu au grade de colonel
2007 : nommé chef d’état-major particulier du président de la République, promu au grade de général de brigade

Coups d'État [modifier]
2005 [modifier]

Le coup d'État militaire du 3 août 2005, conduit par le colonel Ely Ould Mohamed Vall, directeur général de la Sûreté nationale, et le colonel Ould Abdel Aziz, qui est alors commandant de la garde présidentielle (BASEP), renverse le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya. On dit que le colonel Aziz fut l'un des acteurs principaux du putsch.234
2008-2009 [modifier]

Le 6 août 2008, suite à une crise politique, le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi accuse les généraux de mettre la pression sur les parlementaires frondants contre lui. Le président limoge donc quatre officiers de l'armée dont Aziz. Ce dernier orchestre alors un coup d'État, devient chef de l'État et emprisonne le président Abdallahi.

Le 12 avril 2009, il annonce sa démission de l'armée et de la présidence de la République avant le 21 avril afin de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle prévue le 6 juin 20095. L'intérim du pouvoir revient constitutionnellement au président du Sénat, Ba Mamadou dit M'Baré67.

Finalement les élections du 6 juin n'auront pas lieu, un accord entre Aziz et les opposants au coup d'État est trouvé à Dakar et des élections consensuelles sont organisées le 18 juillet. Durant la campagne précédant cette élection, le général Aziz s'est élevé contre la politique israélienne en Palestine, lui qui, durant l'exercice du pouvoir à la tête de la junte, avait rompu les relations diplomatiques entre Israël et la Mauritanie suite à la guerre de Gaza[réf. nécessaire]. Il est réélu président en juillet 2009 au terme d'une élection dont le résultat soulève de nombreux doutes sur sa régularité8.

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