lundi 6 septembre 2010
samedi 24 juillet 2010
Forum : « Bilan du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, deux ans de crise multidimensionnelle »
Synthèse
La Coordination de l’Opposition Démocratique a organisé, dimanche 18 juillet 2010, à l’Hôtel El Khater, un forum sous le thème « Bilan du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz : deux années de crise multidimensionnelle ». Cette activité intervient à deux ans, jour pour jour, après le torpillage de l’élection présidentielle du 18 juillet 2009 prévue par l’Accord de Dakar signé par les différents pôles politiques (FNDD, RFD et Mohamed Ould Abdel Aziz) pour mettre fin à la crise institutionnelle née du coup d’Etat du 06 Août 2008 et ayant conduit le pays à un isolement international, diplomatique et économique sans précédent.
Malheureusement, le 18 Juillet tombe cette année alors que la Mauritanie patauge dans un climat de tension et d’incertitude générale, à cause de la persistance de la crise politique et du refus du régime en place d’appliquer les clauses de l’Accord de Dakar sur le dialogue inclusif ; Mohamed Ould Abdel Aziz restant sourd à l’appel de l’Opposition et indifférent à l’insistance de les partenaires économiques du pays, surtout de l’Union Européenne, à ce sujet. Le forum a été ouvert par un mot du Président en exercice de la COD, Monsieur Boïdiel Ould Houmeïd, qui a rappelé le contexte dans lequel se tient cette activité. Comme la conférence organisé la semaine dernière à la maison de jeune, la rencontre fut une occasion hautement politique et permit de mettre en exergue le bilan d’un régime au pouvoir depuis plus de deux ans, et dont les échecs tous azimuts ont contribué à accentuer la crise, manquant chaque jour de plonger irréversiblement le pays vers le chaos. L’impasse, dont les contours se dessinent davantage et se précisent, est aujourd’hui incontestable, malgré la propagande menée autour des récentes initiatives en faveur du dialogue, qui restent timides – et d’objectif plutôt manœuvrier.
Quatre grands axes ont-ils été développés par les communicateurs, ainsi qu’il suit :
- 1) L’Accord de Dakar, ce qu’il stipule et comment il a été contourné par le pouvoir, présenté par Dr. Mohamed Ould Maouloud et Madame le député Nanna Mint Cheikhna ;
- 2) La Crise économique et financière, présenté par l’ancien Ministre du pétrole et vice-président de Convergence Démocratique Nationale, Monsieur Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed ;
- 3) La Crise des institutions, présenté par le Professeur Lô Gourmo Abdoul ;
- 4) Et l’Instrumentalisation des médias par le pouvoir, présenté par l’ancien Ministre, Monsieur Mohamed Lemine Ould Naty.
Abordant le premier axe Monsieur Mohamed Ould Maouloud et Madame Nanna Mint Cheikhna ont rappelé les raisons ayant conduit à la signature de l’Accord de Dakar. Le pays vivait une crise institutionnelle due au coup d’Etat du 06 Août 2008 unanimement rejeté à la fois à l’intérieur comme à l’extérieur. Cette crise menaçait de dégénérer à tout moment en un chaos irrémédiable. Il était impératif d’éviter l’exposition de la Mauritanie à un destin tragique. L’opposition a alors décidé d’accepter le dialogue en vue de permettre l’aboutissement à une issue à la crise, à travers un processus consensuel qui remette le pays sur la voie de la normalisation politique.
Face à l’acharnement du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz à pénaliser le peuple ; la première victime de sa forfaiture, l’opposition s’est vue contrainte de se faire des sacrifices pour desserrer l’étau qui étranglait le pays et augurait d’un avenir sombre pour nous tous. Cela passait, nécessairement, par la mise en échec de l’agenda unilatéral du 06 / 06 et le retour à l’ordre constitutionnel.
L’opposition était convaincue que tout accord entre des protagonistes quels qu’ils soient devait s’animer par la bonne volonté ; cela veut dire d’éviter de vouloir exclure le ou les vis-à-vis. En revanche, chacun avait forcément ses préalables... Ceux du RFD et du FNDD étaient alors :
- la libération des détenus d’opinion ;
- la mise en échec de l’agenda unilatéral du 06 / 06 ;
- la mise en échec du coup d’Etat du 06 Août 2008 à travers la restauration de Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi à qui est revenue la nomination du Premier Ministre et du gouvernement d’union nationale de transition avant sa démission dans une cérémonie officielle.
Hélas, le Premier Ministre qui s’était solennellement engagé à respecter la neutralité avait fini instrumentalisé par Ould abdel Aziz, se livrant à plusieurs entorses : refus de refonte des démembrements proposé par la CENI, convocation unilatérale du collège électoral, refus de la révision de la liste électorale, etc. Toutes ces manœuvres ressemblent, en fait, à des coups d’Etat qui n’en disaient pas leurs noms. C’est dire qu’il n’y avait là aucune garantie de transparence lors de l’élection du 18 Juillet 2009. Ceci est d’autant plus vrai que l’armée avait fortement participé à la campagne tout comme l’administration qui avait abusivement utilisé les moyens de l’Etat en faveur du candidat Ould Abdel Aziz. Même le groupe de contact a comploté contre l’Accord de Dakar et ce en allant demander à la cours constitutionnelle d’accepter la convocation par le Premier Ministre du collège électoral. Aujourd’hui, et pendant que les mauritaniens souhaitent unanimement voir le pays tourner la page ignoble de ces coups d’Etat, ironie du sort l’UPR reconnaît son attachement indéfectible au mouvement de rectification, c’est-à-dire, au coup d’Etat du 06 Août 2008. C’est là une grave violation de la Constitution et une parfaite reconnaissance des coups d’Eta militaires par un parti politique.
Au sujet du deuxième axe, l’ex-Ministre Monsieur Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed s’est appesanti sur le coup fatal assené par le coup d’Etat du 06 Août 2008 à l’économie du pays. En effet , le putsch a provoqué le gel de tous les accords de coopération, privant le pays de l’exécution de tous les programmes de développement promis par les donateurs lors de la rencontre de Bruxelles sous le règne de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.
L’intervenant a dit que les milliards de dollars rassemblés par le gouvernement du Président Ould Cheikh Abdallahi grâce à la confiance suscitée par son accession démocratique et transparente au pouvoir tout comme ses différents projets soumis aux partenaires lors de la rencontre de Bruxelles ont été complètement dilapidés. Les nominations de complaisance des laudateurs du régime et le limogeage des compétences avérées ont précipité l’effondrement de l’économie. A cela s’ajoute la gestion chaotique des ressources pétrolières et financières. Les nombreux scandales, entre autres les prorogations de contrats avec PETRONAS en dehors de tout cadre légal et loin du contrôle du parlement mauritanien, sont des preuves indéniables de prévarication. Celles-ci amènent à poser plusieurs questions. Les sociétés dont les contrats ont expiré continuent-elles à verser l’argent du ? Au nom de quelle juridiction ? Les soi-disant correspondances du Premier Ministre et du Ministre du pétrole sorties – d’on ne sait où pour expliquer la poursuite de l’exploitation des richesses pétrolières par PETRONAS et consort, le 20 juillet 2009 et qui a finalement été farouchement critiquée par l’opposition - sont loin de pouvoir justifier les bévues du régime en place lequel avait tenté de légitimer à travers la promulgation d’une loi donnant les coudées franches à l’exécutif au-delà de tout contrôle préalable de l’exécutif, au cours de la récente cession parlementaire.
En effet, il est inadmissible que « la Mauritanie nouvelle » tende la main au moment où une simple remise des zones A et B off shore à l’Etat, le scellement d’accords efficient lui garantissent de se mettre à l’abri de la quémande et des dettes. En outre, il n’est pas fortuit que l’initiative de transparence signée en 2005 par la Mauritanie demeure un slogan vaseux et donc lettre morte. Cette convention engage l’Etat à recruter un fonctionnaire international pour l’audit. Ainsi les rapports des audits de 2007, 2008 et 2009, devant être respectivement publiés en 2008, 2009 et au milieu de 2010 ne sont toujours pas diffusés.
Dans son intervention sur la crise des institutions, Le Professeur Monsieur Lô Gourmo a déclaré que le coup d’Etat du 6 août 2008 est le premier vrai coup d’Etat dans l’histoire de la Mauritanie pour avoir touché la main de la démocratie et ses institutions. En effet, on a assisté à une concentration des pouvoirs entre les mains d’une seule personne renforçant ainsi son hégémonie. Le pouvoir judiciaire dont la mission est d’assurer le droit de chacun et ne pas jouer pas le jeu « du vouloir » de l’exécutif a fini par être complètement instrumentalisé. Dans ce cadre, il faut reconnaître à Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi de ne jamais s’être immiscé dans la justice. La preuve en est qu’il a gardé le président de la cours suprême tout comme le gouverneur de la Banque Centrale qu’il a trouvé devant lui. Car chacun avait un mandat. Or Ould Abdel Aziz a changé en moins de deux ans deux fois de président de cours suprême et de Banque centrale faisant fi des mandats qui sont les leurs. Celles-ci ont ainsi perdu leurs missions respectives pour devenir de simples annexes du pouvoir.
Du fait de la caporalisation et de l’inféodation de toutes les institutions de plus en plus vidées de leur sens, on s’est trouvé dans une situation où le régime est innommable. Personne ne peut alors nier que les institutions fonctionnent sur un non dit. C’est l’armée qui gère le pays et cela n’arrange personne, même Aziz qui, faisant ce jeu, ne pourra guère normaliser sa propre situation.
Bref, c’est l’armée qui tire les ficelles, nomme, fait campagne, choisit le candidat et l’impose.
Ça prouve une fois encore combien il est important et urgent que l’Accord Dakar trouve sa voie vers l’exécution. Ceci est de nature à définir les mission originelle de cette institution ô combien importante et laisser la politique aux politiciens.
Concernant le quatrième et dernier axe du forum, Monsieur Mohamed Lemine Ould Naty a mis l’accent sur le rôle des médias publics dans la défense des libertés tout comme le renforcement et l’ancrage de la démocratie. Il a ajouté que la liberté d’expression et le droit à l’information constituent des fondements essentiels de la démocratie. Cependant, ils ont totalement disparu avec l’arrivée de Ould Abel Aziz au pouvoir, suite au coup d’Etat du 06 Août 2008 et la consécration de l’Etat d’exception. En effet, comme dans toute dictature, la première décision de fut le limogeage des personnalités dirigeant les 3 institutions de l’information (radio, télévision et AMI) qui se sont faits remplacer par des proches du régime.
Des pressions avaient été faites sur les journalistes pour les inféoder. Le hic était la démission du présentateur vedette de la télévision Monsieur Ishagh Ould Moctar. A cela s’ajoute l’arrestation respective de Aboul Abass Ould Abraham. Ce dernier est même resté incarcéré un mois après avoir purgé sa peine. L’ex-Ministre Isselmou Ould Abdel Kader, invité de la télévision nationale a été détenu puis emprisonné pour ses opinions dans ce qui a été la plus ridicule des tentatives de bâillonnement des intellectuels et des voix libres. Du 06 Août date du coup d’Etat à l’élection du 18 juillet, les médias publics se sont retenus de toute couverture des activités de l’opposition. Elles ont en revanche servi d’outil de diabolisation et d’insulte aux symboles de celle-ci et même les personnalités institutionnelles (le Président de l’Assemblée Nationale et le Chef de fil de l’Opposition Démocratique).
Après les élections, toutes les couvertures des activités de l’opposition se sont distinguées par le sabotage tant au niveau du son que l’image. On se rappelle de la conférence du Président de l’Assemblée Nationale après son retour de sa tournée en Afrique et en Asie et celle organisé par MM. Ahmed Ould Daddah et Mohamed Ould Maouloud pour annoncer la naissance de la Coordination de l’Opposition Démocratique, pour ne citer que cela.
L’instrumentalisation des organes de presse publique est aujourd’hui à niveau où ceux-ci ont perdu tout sens d’objectivité, de professionnalisme et d’équité. Ils deviennent les médias du parti au pouvoir qui occulte absolument la présence de l’opposition. Ce sont des moyens de propagande et de démagogie qui se moquent du peuple. C’est pourquoi la HAPA les regarde impuissantes, malgré les cris d’alarme de la COD et les associations des journalistes. Sortie des tiroirs sous la pression de la COD, la loi de libéralisation de l’espace audiovisuel a été objet d’appropriation du régime en place après l’avoir vidée de son contenu, différé son exécution et accordé la tâche de se prononcer sur les cahiers de charge au Ministère de la Communication et non à la HAPA.
Plusieurs personnalités dont le Secrétaire Général de APP, Monsieur Ladji Traoré, Abderrahmane Ould Mohamed Cheikh Secrétaire Général de l’AFCD et Mohamed Lemine Ould El Ouaère membre de la Commission de communication de la COD ont intervenu. Ils ont rappelé l’interdiction par le régime de la radio lancée par For Mauritanie pendant que DAVA TV émettait à Nouakchott faisant campagne en faveur de Mohamed Ould Abdel Aziz. Ils ont ajouté que ce dernier est le premier dans l’histoire de la Mauritanie à avoir fait un coup d’Etat réactionnel contre son limogeage fait pourtant en toute légalité.
Les intervenants ont, par ailleurs, mis les mauritaniens en garde contre les faveurs accordées à de tierces parties étrangères au grand dam des pauvres citoyens. Les marchés gré à gré, le développement calamiteux du phénomène de la prévarication, les violations de toutes les formes de droits et les projets calamiteux font florès. Ils nécessitent plus de vigilance des politiques et de mobilisation pour leur barrer la route.
Nouakchott, le 18 juillet 2010
Commission de synthèse
La Coordination de l’Opposition Démocratique a organisé, dimanche 18 juillet 2010, à l’Hôtel El Khater, un forum sous le thème « Bilan du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz : deux années de crise multidimensionnelle ». Cette activité intervient à deux ans, jour pour jour, après le torpillage de l’élection présidentielle du 18 juillet 2009 prévue par l’Accord de Dakar signé par les différents pôles politiques (FNDD, RFD et Mohamed Ould Abdel Aziz) pour mettre fin à la crise institutionnelle née du coup d’Etat du 06 Août 2008 et ayant conduit le pays à un isolement international, diplomatique et économique sans précédent.
Malheureusement, le 18 Juillet tombe cette année alors que la Mauritanie patauge dans un climat de tension et d’incertitude générale, à cause de la persistance de la crise politique et du refus du régime en place d’appliquer les clauses de l’Accord de Dakar sur le dialogue inclusif ; Mohamed Ould Abdel Aziz restant sourd à l’appel de l’Opposition et indifférent à l’insistance de les partenaires économiques du pays, surtout de l’Union Européenne, à ce sujet. Le forum a été ouvert par un mot du Président en exercice de la COD, Monsieur Boïdiel Ould Houmeïd, qui a rappelé le contexte dans lequel se tient cette activité. Comme la conférence organisé la semaine dernière à la maison de jeune, la rencontre fut une occasion hautement politique et permit de mettre en exergue le bilan d’un régime au pouvoir depuis plus de deux ans, et dont les échecs tous azimuts ont contribué à accentuer la crise, manquant chaque jour de plonger irréversiblement le pays vers le chaos. L’impasse, dont les contours se dessinent davantage et se précisent, est aujourd’hui incontestable, malgré la propagande menée autour des récentes initiatives en faveur du dialogue, qui restent timides – et d’objectif plutôt manœuvrier.
Quatre grands axes ont-ils été développés par les communicateurs, ainsi qu’il suit :
- 1) L’Accord de Dakar, ce qu’il stipule et comment il a été contourné par le pouvoir, présenté par Dr. Mohamed Ould Maouloud et Madame le député Nanna Mint Cheikhna ;
- 2) La Crise économique et financière, présenté par l’ancien Ministre du pétrole et vice-président de Convergence Démocratique Nationale, Monsieur Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed ;
- 3) La Crise des institutions, présenté par le Professeur Lô Gourmo Abdoul ;
- 4) Et l’Instrumentalisation des médias par le pouvoir, présenté par l’ancien Ministre, Monsieur Mohamed Lemine Ould Naty.
Abordant le premier axe Monsieur Mohamed Ould Maouloud et Madame Nanna Mint Cheikhna ont rappelé les raisons ayant conduit à la signature de l’Accord de Dakar. Le pays vivait une crise institutionnelle due au coup d’Etat du 06 Août 2008 unanimement rejeté à la fois à l’intérieur comme à l’extérieur. Cette crise menaçait de dégénérer à tout moment en un chaos irrémédiable. Il était impératif d’éviter l’exposition de la Mauritanie à un destin tragique. L’opposition a alors décidé d’accepter le dialogue en vue de permettre l’aboutissement à une issue à la crise, à travers un processus consensuel qui remette le pays sur la voie de la normalisation politique.
Face à l’acharnement du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz à pénaliser le peuple ; la première victime de sa forfaiture, l’opposition s’est vue contrainte de se faire des sacrifices pour desserrer l’étau qui étranglait le pays et augurait d’un avenir sombre pour nous tous. Cela passait, nécessairement, par la mise en échec de l’agenda unilatéral du 06 / 06 et le retour à l’ordre constitutionnel.
L’opposition était convaincue que tout accord entre des protagonistes quels qu’ils soient devait s’animer par la bonne volonté ; cela veut dire d’éviter de vouloir exclure le ou les vis-à-vis. En revanche, chacun avait forcément ses préalables... Ceux du RFD et du FNDD étaient alors :
- la libération des détenus d’opinion ;
- la mise en échec de l’agenda unilatéral du 06 / 06 ;
- la mise en échec du coup d’Etat du 06 Août 2008 à travers la restauration de Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi à qui est revenue la nomination du Premier Ministre et du gouvernement d’union nationale de transition avant sa démission dans une cérémonie officielle.
Hélas, le Premier Ministre qui s’était solennellement engagé à respecter la neutralité avait fini instrumentalisé par Ould abdel Aziz, se livrant à plusieurs entorses : refus de refonte des démembrements proposé par la CENI, convocation unilatérale du collège électoral, refus de la révision de la liste électorale, etc. Toutes ces manœuvres ressemblent, en fait, à des coups d’Etat qui n’en disaient pas leurs noms. C’est dire qu’il n’y avait là aucune garantie de transparence lors de l’élection du 18 Juillet 2009. Ceci est d’autant plus vrai que l’armée avait fortement participé à la campagne tout comme l’administration qui avait abusivement utilisé les moyens de l’Etat en faveur du candidat Ould Abdel Aziz. Même le groupe de contact a comploté contre l’Accord de Dakar et ce en allant demander à la cours constitutionnelle d’accepter la convocation par le Premier Ministre du collège électoral. Aujourd’hui, et pendant que les mauritaniens souhaitent unanimement voir le pays tourner la page ignoble de ces coups d’Etat, ironie du sort l’UPR reconnaît son attachement indéfectible au mouvement de rectification, c’est-à-dire, au coup d’Etat du 06 Août 2008. C’est là une grave violation de la Constitution et une parfaite reconnaissance des coups d’Eta militaires par un parti politique.
Au sujet du deuxième axe, l’ex-Ministre Monsieur Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed s’est appesanti sur le coup fatal assené par le coup d’Etat du 06 Août 2008 à l’économie du pays. En effet , le putsch a provoqué le gel de tous les accords de coopération, privant le pays de l’exécution de tous les programmes de développement promis par les donateurs lors de la rencontre de Bruxelles sous le règne de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.
L’intervenant a dit que les milliards de dollars rassemblés par le gouvernement du Président Ould Cheikh Abdallahi grâce à la confiance suscitée par son accession démocratique et transparente au pouvoir tout comme ses différents projets soumis aux partenaires lors de la rencontre de Bruxelles ont été complètement dilapidés. Les nominations de complaisance des laudateurs du régime et le limogeage des compétences avérées ont précipité l’effondrement de l’économie. A cela s’ajoute la gestion chaotique des ressources pétrolières et financières. Les nombreux scandales, entre autres les prorogations de contrats avec PETRONAS en dehors de tout cadre légal et loin du contrôle du parlement mauritanien, sont des preuves indéniables de prévarication. Celles-ci amènent à poser plusieurs questions. Les sociétés dont les contrats ont expiré continuent-elles à verser l’argent du ? Au nom de quelle juridiction ? Les soi-disant correspondances du Premier Ministre et du Ministre du pétrole sorties – d’on ne sait où pour expliquer la poursuite de l’exploitation des richesses pétrolières par PETRONAS et consort, le 20 juillet 2009 et qui a finalement été farouchement critiquée par l’opposition - sont loin de pouvoir justifier les bévues du régime en place lequel avait tenté de légitimer à travers la promulgation d’une loi donnant les coudées franches à l’exécutif au-delà de tout contrôle préalable de l’exécutif, au cours de la récente cession parlementaire.
En effet, il est inadmissible que « la Mauritanie nouvelle » tende la main au moment où une simple remise des zones A et B off shore à l’Etat, le scellement d’accords efficient lui garantissent de se mettre à l’abri de la quémande et des dettes. En outre, il n’est pas fortuit que l’initiative de transparence signée en 2005 par la Mauritanie demeure un slogan vaseux et donc lettre morte. Cette convention engage l’Etat à recruter un fonctionnaire international pour l’audit. Ainsi les rapports des audits de 2007, 2008 et 2009, devant être respectivement publiés en 2008, 2009 et au milieu de 2010 ne sont toujours pas diffusés.
Dans son intervention sur la crise des institutions, Le Professeur Monsieur Lô Gourmo a déclaré que le coup d’Etat du 6 août 2008 est le premier vrai coup d’Etat dans l’histoire de la Mauritanie pour avoir touché la main de la démocratie et ses institutions. En effet, on a assisté à une concentration des pouvoirs entre les mains d’une seule personne renforçant ainsi son hégémonie. Le pouvoir judiciaire dont la mission est d’assurer le droit de chacun et ne pas jouer pas le jeu « du vouloir » de l’exécutif a fini par être complètement instrumentalisé. Dans ce cadre, il faut reconnaître à Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi de ne jamais s’être immiscé dans la justice. La preuve en est qu’il a gardé le président de la cours suprême tout comme le gouverneur de la Banque Centrale qu’il a trouvé devant lui. Car chacun avait un mandat. Or Ould Abdel Aziz a changé en moins de deux ans deux fois de président de cours suprême et de Banque centrale faisant fi des mandats qui sont les leurs. Celles-ci ont ainsi perdu leurs missions respectives pour devenir de simples annexes du pouvoir.
Du fait de la caporalisation et de l’inféodation de toutes les institutions de plus en plus vidées de leur sens, on s’est trouvé dans une situation où le régime est innommable. Personne ne peut alors nier que les institutions fonctionnent sur un non dit. C’est l’armée qui gère le pays et cela n’arrange personne, même Aziz qui, faisant ce jeu, ne pourra guère normaliser sa propre situation.
Bref, c’est l’armée qui tire les ficelles, nomme, fait campagne, choisit le candidat et l’impose.
Ça prouve une fois encore combien il est important et urgent que l’Accord Dakar trouve sa voie vers l’exécution. Ceci est de nature à définir les mission originelle de cette institution ô combien importante et laisser la politique aux politiciens.
Concernant le quatrième et dernier axe du forum, Monsieur Mohamed Lemine Ould Naty a mis l’accent sur le rôle des médias publics dans la défense des libertés tout comme le renforcement et l’ancrage de la démocratie. Il a ajouté que la liberté d’expression et le droit à l’information constituent des fondements essentiels de la démocratie. Cependant, ils ont totalement disparu avec l’arrivée de Ould Abel Aziz au pouvoir, suite au coup d’Etat du 06 Août 2008 et la consécration de l’Etat d’exception. En effet, comme dans toute dictature, la première décision de fut le limogeage des personnalités dirigeant les 3 institutions de l’information (radio, télévision et AMI) qui se sont faits remplacer par des proches du régime.
Des pressions avaient été faites sur les journalistes pour les inféoder. Le hic était la démission du présentateur vedette de la télévision Monsieur Ishagh Ould Moctar. A cela s’ajoute l’arrestation respective de Aboul Abass Ould Abraham. Ce dernier est même resté incarcéré un mois après avoir purgé sa peine. L’ex-Ministre Isselmou Ould Abdel Kader, invité de la télévision nationale a été détenu puis emprisonné pour ses opinions dans ce qui a été la plus ridicule des tentatives de bâillonnement des intellectuels et des voix libres. Du 06 Août date du coup d’Etat à l’élection du 18 juillet, les médias publics se sont retenus de toute couverture des activités de l’opposition. Elles ont en revanche servi d’outil de diabolisation et d’insulte aux symboles de celle-ci et même les personnalités institutionnelles (le Président de l’Assemblée Nationale et le Chef de fil de l’Opposition Démocratique).
Après les élections, toutes les couvertures des activités de l’opposition se sont distinguées par le sabotage tant au niveau du son que l’image. On se rappelle de la conférence du Président de l’Assemblée Nationale après son retour de sa tournée en Afrique et en Asie et celle organisé par MM. Ahmed Ould Daddah et Mohamed Ould Maouloud pour annoncer la naissance de la Coordination de l’Opposition Démocratique, pour ne citer que cela.
L’instrumentalisation des organes de presse publique est aujourd’hui à niveau où ceux-ci ont perdu tout sens d’objectivité, de professionnalisme et d’équité. Ils deviennent les médias du parti au pouvoir qui occulte absolument la présence de l’opposition. Ce sont des moyens de propagande et de démagogie qui se moquent du peuple. C’est pourquoi la HAPA les regarde impuissantes, malgré les cris d’alarme de la COD et les associations des journalistes. Sortie des tiroirs sous la pression de la COD, la loi de libéralisation de l’espace audiovisuel a été objet d’appropriation du régime en place après l’avoir vidée de son contenu, différé son exécution et accordé la tâche de se prononcer sur les cahiers de charge au Ministère de la Communication et non à la HAPA.
Plusieurs personnalités dont le Secrétaire Général de APP, Monsieur Ladji Traoré, Abderrahmane Ould Mohamed Cheikh Secrétaire Général de l’AFCD et Mohamed Lemine Ould El Ouaère membre de la Commission de communication de la COD ont intervenu. Ils ont rappelé l’interdiction par le régime de la radio lancée par For Mauritanie pendant que DAVA TV émettait à Nouakchott faisant campagne en faveur de Mohamed Ould Abdel Aziz. Ils ont ajouté que ce dernier est le premier dans l’histoire de la Mauritanie à avoir fait un coup d’Etat réactionnel contre son limogeage fait pourtant en toute légalité.
Les intervenants ont, par ailleurs, mis les mauritaniens en garde contre les faveurs accordées à de tierces parties étrangères au grand dam des pauvres citoyens. Les marchés gré à gré, le développement calamiteux du phénomène de la prévarication, les violations de toutes les formes de droits et les projets calamiteux font florès. Ils nécessitent plus de vigilance des politiques et de mobilisation pour leur barrer la route.
Nouakchott, le 18 juillet 2010
Commission de synthèse
Visite du Premier Vice-Président de l’Union des Forces de Progrès (UFP) au Sahara Occidental
Du jeudi 15 au jeudi 22 juillet 2010, BÂ Boubakar Moussa, Premier Vice-Président de l’Union des Forces de Progrès (UFP), a séjourné au Sahara Occidental. Porteur d’un message de condoléances du Président Mohamed Ould Maouloud, à la suite de la disparition tragique de Mahfoudh Ali Beyba, Président du Conseil National Sahrawi (CNS), le Vice-Président de l’UFP a été reçu en audience, jeudi 22 juillet, par le Président de la République Arabe Sahrawi Démocratique (RASD), son Excellence M. Mohamed Abdel Aziz.
Le Président de la RASD, très sensible à ce geste, a prié le messager de transmettre ses remerciements et sa sympathie au Président Mohamed Ould Maouloud.
BÂ Boubakar Moussa a rendu visite à la famille du défunt.
Au cours de son séjour, le responsable de l’UFP s’est également entretenu avec de nombreux responsables de la RASD et du Front POLISARIO, parmi lesquels on peut citer : M. Abdel Qader Taleb Omar, Premier Ministre de la RASD ; M. Khattri Adda, membre du Secrétariat National, Président du CNS ; M. Khalil Ould Ahmed, Ministre des Zones Occupées ; M. Ahmed Khaddad, représentant de la RASD auprès de la MINURSO ; M. Cheikh Melaïnine, Responsable des Sahrawi résidents à l’étranger. Ce fut l’occasion pour l’information mutuelle et l’échange d’analyse sur la situation en Mauritanie, au Sahara Occidental et dans la sous-région.
Le Vice-Président de l’UFP s’est rendu dans les campements de Dakhla, Aïoun et Smara. Il a également visité l’École du 27 Février et donné une conférence de presse à la Radio, à la Télévision et à l’Agence de Presse Sahrawi.
Au cours de son séjour le Vice-Président de l’UFP était accompagné de M. Mahjoub Brahim, Conseiller à la Présidence de la RASD
Le Président de la RASD, très sensible à ce geste, a prié le messager de transmettre ses remerciements et sa sympathie au Président Mohamed Ould Maouloud.
BÂ Boubakar Moussa a rendu visite à la famille du défunt.
Au cours de son séjour, le responsable de l’UFP s’est également entretenu avec de nombreux responsables de la RASD et du Front POLISARIO, parmi lesquels on peut citer : M. Abdel Qader Taleb Omar, Premier Ministre de la RASD ; M. Khattri Adda, membre du Secrétariat National, Président du CNS ; M. Khalil Ould Ahmed, Ministre des Zones Occupées ; M. Ahmed Khaddad, représentant de la RASD auprès de la MINURSO ; M. Cheikh Melaïnine, Responsable des Sahrawi résidents à l’étranger. Ce fut l’occasion pour l’information mutuelle et l’échange d’analyse sur la situation en Mauritanie, au Sahara Occidental et dans la sous-région.
Le Vice-Président de l’UFP s’est rendu dans les campements de Dakhla, Aïoun et Smara. Il a également visité l’École du 27 Février et donné une conférence de presse à la Radio, à la Télévision et à l’Agence de Presse Sahrawi.
Au cours de son séjour le Vice-Président de l’UFP était accompagné de M. Mahjoub Brahim, Conseiller à la Présidence de la RASD
Communiqué COD : Opération militaire à l’intérieure des frontières du Mali
Les informations parvenues à la COD confirment que nos forces armées nationales ont été engagées, le jeudi 22 juillet 2010, dans une opération militaire à l’intérieure des frontières d’un pays frère et voisin, en l’occurrence le Mali. L’objectif de cette opération demeure encore ambigu ; le ministre de l’intérieur affirmant qu’elle prévenait une attaque terroriste contre notre pays et les français déclarant qu’elle visait à libérer l’otage de nationalité française Michel Germaneau, enlevé au Niger et séquestré en territoire malien. Plus grave encore, l’opération a été menée avec la participation de troupes étrangères et, probablement, sans concertation préalable avec le pays dont le territoire lui a servi de théâtre. Face à ces événements d’une extrême gravité qui mettent notre pays dans une situation de guerre non déclarée et sans l’aval du Parlement mauritanien, la
Coordination de l’Opposition Démocratique :
1 - Exprime sa grave inquiétude suite à ces événements qui ajoutent au climat d’insécurité sur nos frontières et mettent en danger la vie de nos vaillants soldats et celle de nos paisibles populations ;
2 - Appelle le gouvernement à éclairer l’opinion nationale sur les vraies circonstances de cette opération, ses mobiles et les objectifs visés derrière elle ;
3 - Rappelle que les forces armées nationales et de sécurité ne doivent être engagées dans de telles opérations que pour la défense du territoire national et, en aucun cas, sans en référer au Parlement ;
4 - Exige une clarification de la situation des forces étrangères qui se trouvent actuellement sur notre territoire et dont l’opération d’hier vient de confirmer la présence.
Nouakchott, le 23 juillet 2010
La Commission de Communication
Coordination de l’Opposition Démocratique :
1 - Exprime sa grave inquiétude suite à ces événements qui ajoutent au climat d’insécurité sur nos frontières et mettent en danger la vie de nos vaillants soldats et celle de nos paisibles populations ;
2 - Appelle le gouvernement à éclairer l’opinion nationale sur les vraies circonstances de cette opération, ses mobiles et les objectifs visés derrière elle ;
3 - Rappelle que les forces armées nationales et de sécurité ne doivent être engagées dans de telles opérations que pour la défense du territoire national et, en aucun cas, sans en référer au Parlement ;
4 - Exige une clarification de la situation des forces étrangères qui se trouvent actuellement sur notre territoire et dont l’opération d’hier vient de confirmer la présence.
Nouakchott, le 23 juillet 2010
La Commission de Communication
Les moments forts de la cérémonie d’investiture de Mohamed Ould Abdel Aziz (Taqadoumy)
Le début de la cérémonie a été marqué par l’arrivée tonitruante du héro du jour, dont le salut, à l’intention du "peuple", a provoqué une extinction de voix de la part de son admiratrice, la journaliste Maghlaha Mint Lili qui couvrait l’événement pour la très obséquieuse Télévision de Mauritanie (TVM). Retour sur un événement.
Pendant que, dehors, la Garde nationale refoulait quelques élus et journalistes indésirables - dont l’équipe d’Aljazeera, - à coup de matraques, d’insultes et de ceinturons vindicatifs, la cérémonie débutait, dans l’enceinte du complexe olympique de Nouakchott, avec l’entrée de Mohamed Ould Abdel Aziz ; sous la chaleur étouffante, il ne s’arrête pas à l’espace officiel et continue, à grandes jambées, vers la tribune découverte, pleine de "gens du peuple", en particulier ceux du désormais célèbre quartier périphérique de "Hay Saken" ; les plus pauvres parmi les habitants de la périphérie de Nouakchott venaient applaudir leur candidat, le premier Chef d’Etat à leur rendre visite chez eux.
Après avoir savouré l’accueil chaleureux, Ould Abdel Aziz traverse la pelouse dans le sens inerse, vers la tribune officielle, suivi d’une nuée de journaliste dont l’un d’entre eux l’interpelle "Monsieur le Président, vous devez libérer Hanevy", ce à quoi Ould Abdel Aziz répond par un "Incha Allah" fort évasif". Un autre journaliste témoin de la scène, visiblement déçu, dit alors à l’un de ses collègues "Incha Allah, ça ne veut pas dit oui", et l’autre, plus optimiste, rétorque "mais c’est toujours mieux que ’pas question’ ou sans réponse".
Pendant ce temps, Ould Abdel Aziz parvient à la tribune déjà remplie de membres du corps diplomatiques, du gouvernement, d’élus et de membre du Conseil supérieur pour la défense (l’ex junte).
L’arrivée des président Bâ Mbaré, Abdoulaye Wade et Amadou Toumani Touré (ATT), chacun de son coté, soulève les acclamations par l’assistance qui suivait leurs déplacement sur écran géant.
La commentatrice Maghlaha Mint Lili avait manifestement du mal avec les noms des invités ; au moment où l’image montrait l’ambassadeur américain Mark Boulware, le secrétaire d’Etat français Alain Joyandet, le représentant de l’Union africaine auprès de l’Union européenne, le tchadien Mohamed Saleh Nadhif, le représentant de l’ONU à Dakar Saïd Djinnit, elle se contentait de bafouiller un "nous voyons maintenant à l’image beaucoup de personnalités importantes" ; s’ensuit un blanc, avant que sa collègue Raki Sy ne récupère le micro pour rapporter la discussion, à bâtons rompus, entre les présidents Haïdallah, ATT et Maître Wade, avant de signaler la présence du chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidiane Gadio et de louer son rôle dans le dénouement de la crise.
Mohamed Mahmoud Ould Bakar prend ensuite la parole pour annoncer que Ould Abdel Aziz sera décoré comme "grand cordon" (sic) de l’ordre national du mérite. Puis Moktar Ould Mohamed Ali, un autre journaliste de TVM, annonce que l’événement est couvert par plusieurs chaines satellitaires "arabes mais aussi étrangères" (sic).
Ensuite le porte-parole du ministère des affaires étrangères Babbah Ould Sidi Abdallah, qui fût speaker de la cérémonie d’investiture de Ould Cheikh Abdellahi, s’empresse de pérorer au pupitre juste à côté de Ould Abdel Aziz, puis souhaite la bienvenue aux invités, dans les deux langues, Arabe et Français ; même les noms furent "traduits", pratiquement sans fausse note si l’on excepte l’ambassadeur du "Royaume" du Japon (sic), un Empire trois fois millénaire.
Arrive le Conseil Constitutionnel (CC) dont les membres, tous nommés par l’ancien président Maaouiya Ould Taya, possèdent désormais une grande expertise en matière d’investiture. Ce jour est en effet leur 6ème bénédiction en moins de 6 ans : en novembre 2003, ils déclarent Ould Taya président avant de reconnaitre la légitimité de son tombeur Ely Ould Mohamed Vall, en août 2005.
S’ensuit l’investiture de Sidi Ould Cheikh Abdellahi en avril 2007 avant que le CC n’avale la couleuvre du putsch d’août 2008. L’année suivante, en avril 2009, le même CC ratifie la démission de Ould Abdel Aziz et installe son successeur Bâ M’baré qui vient, à son tour, de "re-mettre" les clés de la présidence à Ould Abdel Aziz.
C’est donc fort de cette expérience de probité et de droiture que le magistrat Abdellahi Ould Ely Salem, président du CC, demande à son conseiller, l’avocat Cheikh Ould Hindi, de lire les résultats définitifs de la présidentielle du 18 juillet 2009 :
1-Mohamed Ould Abdel Aziz 52.54% 2-Messaoud Ould Boulkheïr 16.25% 3-Ahmed Ould Daddah 13.61% 4-Jemil Ould Mansour 4.74% 5-Ibrahima Moktar Sarr 4.57% 6-Ely Ould Mohamed Vall 3.84% 7-Kane Hamidou Baba 1.48% 8-Saleh Ould Hanenna 1.44% 9-Hamadi Ould Meïmou 1.28% 10-Sghaïr Ould M’bareck 0.25%
Il passe ensuite la parole à un obscur autre membre du CC qui, très solennellement, débite la désormais biographie officielle du Président, dans laquelle l’on apprend, sans rire, sa naissance, le 20 décembre 1956 à Akjoujt (sic) ; entre 1989 et 1980, il a servi dans "beaucoup d’unité de l’armée" sans les nommer.
S’ensuit une litanie de stages avant sa révélation, au grand public, le lendemain du putsch du 3 août 2005, dont l’annonce est vivement applaudie.
Puis Ould Abdel Aziz prête serment (sans lever la main droite), d’une voix un peu hésitante, le nez sur sa copie ; un détachement de soldats joue l’hymne national, avec quelques fausses notes, suivi de 21 coups de canon ; Ould Abdel Aziz prend la parole pour sa première adresse à la Nation, en tant que Président de la République.
Lors de son discours en arabe, il remercie le Guide Kadhafi, absent mais représenté par son conseiller Ravi Medani et son cousin dignitaire des Renseignements, Ahmed Gadhaf Dem, littéralement le "vomisseur de sang" ; Ould Abdel Aziz dit aussi sa reconnaissance au Président Wade, à "tous les amis et les partenaires de la Mauritanie" ; ainsi, ignore-t-il ATT pourtant le second Chef d’Etat à avoir fait le déplacement. Il n’y en aura que deux.
Même s’il cafouille sur quelques mots, il martèle tout de même, avec assurance et une apparente sincérité, la volonté de poursuivre sa lutte contre la gabegie. Il promet de combattre les "Moufcidines" - auteur de détournement des deniers public - sauf ceux qui se repentent, sans pour autant préciser le caractère (public ou pas) de cette repentance.
Il loue l’esprit dans lequel la campagne écoulée s’est déroulée "où aucun des acteurs politiques ne se rendit coupable d’acte illégal". Enfin, il rassure les mauritaniens : ses promesses de campagne n’étaient pas que des paroles destiné à drainer des votes, mais chacune sera suivie d’actes.
A la fin, les journalistes de TVM récupère l’antenne pour rivaliser de flagornerie à l’endroit du nouveau Président ; chacun y va de sa félicitation, en insistant sur cette "cérémonie exceptionnelle, véritable éclosion de la Mauritanie Nouvelle que le Président Mohamed Ould Abdel Aziz va s’efforcer de bâtir". Même Raki Sy, pourtant seule journaliste confirmée du quatuor, y va de son couplet de circonstance.
Puis Mint Lili annonce la fin de l’émission spéciale, laissant le spectateur, perplexe, avec le professeur de musique, le syrien Imad Dine Debech, son épouse Loubaba Mint Meïdah et leurs deux filles non dénuées de talent, se livrer, sur fond d’instruments de carnaval, à un exercice de vocalises arabes, enregistré, il y a quelques années, dans la cour de la TVM ; ils chantaient "Chinguitt ya mejd el joudoud", Chinguitt, ô gloire des ancêtres (sic)...
La Mauritanie tourne une page, jusqu’ici bien semblable à du déjà vu...
Taqdoumy
Pendant que, dehors, la Garde nationale refoulait quelques élus et journalistes indésirables - dont l’équipe d’Aljazeera, - à coup de matraques, d’insultes et de ceinturons vindicatifs, la cérémonie débutait, dans l’enceinte du complexe olympique de Nouakchott, avec l’entrée de Mohamed Ould Abdel Aziz ; sous la chaleur étouffante, il ne s’arrête pas à l’espace officiel et continue, à grandes jambées, vers la tribune découverte, pleine de "gens du peuple", en particulier ceux du désormais célèbre quartier périphérique de "Hay Saken" ; les plus pauvres parmi les habitants de la périphérie de Nouakchott venaient applaudir leur candidat, le premier Chef d’Etat à leur rendre visite chez eux.
Après avoir savouré l’accueil chaleureux, Ould Abdel Aziz traverse la pelouse dans le sens inerse, vers la tribune officielle, suivi d’une nuée de journaliste dont l’un d’entre eux l’interpelle "Monsieur le Président, vous devez libérer Hanevy", ce à quoi Ould Abdel Aziz répond par un "Incha Allah" fort évasif". Un autre journaliste témoin de la scène, visiblement déçu, dit alors à l’un de ses collègues "Incha Allah, ça ne veut pas dit oui", et l’autre, plus optimiste, rétorque "mais c’est toujours mieux que ’pas question’ ou sans réponse".
Pendant ce temps, Ould Abdel Aziz parvient à la tribune déjà remplie de membres du corps diplomatiques, du gouvernement, d’élus et de membre du Conseil supérieur pour la défense (l’ex junte).
L’arrivée des président Bâ Mbaré, Abdoulaye Wade et Amadou Toumani Touré (ATT), chacun de son coté, soulève les acclamations par l’assistance qui suivait leurs déplacement sur écran géant.
La commentatrice Maghlaha Mint Lili avait manifestement du mal avec les noms des invités ; au moment où l’image montrait l’ambassadeur américain Mark Boulware, le secrétaire d’Etat français Alain Joyandet, le représentant de l’Union africaine auprès de l’Union européenne, le tchadien Mohamed Saleh Nadhif, le représentant de l’ONU à Dakar Saïd Djinnit, elle se contentait de bafouiller un "nous voyons maintenant à l’image beaucoup de personnalités importantes" ; s’ensuit un blanc, avant que sa collègue Raki Sy ne récupère le micro pour rapporter la discussion, à bâtons rompus, entre les présidents Haïdallah, ATT et Maître Wade, avant de signaler la présence du chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidiane Gadio et de louer son rôle dans le dénouement de la crise.
Mohamed Mahmoud Ould Bakar prend ensuite la parole pour annoncer que Ould Abdel Aziz sera décoré comme "grand cordon" (sic) de l’ordre national du mérite. Puis Moktar Ould Mohamed Ali, un autre journaliste de TVM, annonce que l’événement est couvert par plusieurs chaines satellitaires "arabes mais aussi étrangères" (sic).
Ensuite le porte-parole du ministère des affaires étrangères Babbah Ould Sidi Abdallah, qui fût speaker de la cérémonie d’investiture de Ould Cheikh Abdellahi, s’empresse de pérorer au pupitre juste à côté de Ould Abdel Aziz, puis souhaite la bienvenue aux invités, dans les deux langues, Arabe et Français ; même les noms furent "traduits", pratiquement sans fausse note si l’on excepte l’ambassadeur du "Royaume" du Japon (sic), un Empire trois fois millénaire.
Arrive le Conseil Constitutionnel (CC) dont les membres, tous nommés par l’ancien président Maaouiya Ould Taya, possèdent désormais une grande expertise en matière d’investiture. Ce jour est en effet leur 6ème bénédiction en moins de 6 ans : en novembre 2003, ils déclarent Ould Taya président avant de reconnaitre la légitimité de son tombeur Ely Ould Mohamed Vall, en août 2005.
S’ensuit l’investiture de Sidi Ould Cheikh Abdellahi en avril 2007 avant que le CC n’avale la couleuvre du putsch d’août 2008. L’année suivante, en avril 2009, le même CC ratifie la démission de Ould Abdel Aziz et installe son successeur Bâ M’baré qui vient, à son tour, de "re-mettre" les clés de la présidence à Ould Abdel Aziz.
C’est donc fort de cette expérience de probité et de droiture que le magistrat Abdellahi Ould Ely Salem, président du CC, demande à son conseiller, l’avocat Cheikh Ould Hindi, de lire les résultats définitifs de la présidentielle du 18 juillet 2009 :
1-Mohamed Ould Abdel Aziz 52.54% 2-Messaoud Ould Boulkheïr 16.25% 3-Ahmed Ould Daddah 13.61% 4-Jemil Ould Mansour 4.74% 5-Ibrahima Moktar Sarr 4.57% 6-Ely Ould Mohamed Vall 3.84% 7-Kane Hamidou Baba 1.48% 8-Saleh Ould Hanenna 1.44% 9-Hamadi Ould Meïmou 1.28% 10-Sghaïr Ould M’bareck 0.25%
Il passe ensuite la parole à un obscur autre membre du CC qui, très solennellement, débite la désormais biographie officielle du Président, dans laquelle l’on apprend, sans rire, sa naissance, le 20 décembre 1956 à Akjoujt (sic) ; entre 1989 et 1980, il a servi dans "beaucoup d’unité de l’armée" sans les nommer.
S’ensuit une litanie de stages avant sa révélation, au grand public, le lendemain du putsch du 3 août 2005, dont l’annonce est vivement applaudie.
Puis Ould Abdel Aziz prête serment (sans lever la main droite), d’une voix un peu hésitante, le nez sur sa copie ; un détachement de soldats joue l’hymne national, avec quelques fausses notes, suivi de 21 coups de canon ; Ould Abdel Aziz prend la parole pour sa première adresse à la Nation, en tant que Président de la République.
Lors de son discours en arabe, il remercie le Guide Kadhafi, absent mais représenté par son conseiller Ravi Medani et son cousin dignitaire des Renseignements, Ahmed Gadhaf Dem, littéralement le "vomisseur de sang" ; Ould Abdel Aziz dit aussi sa reconnaissance au Président Wade, à "tous les amis et les partenaires de la Mauritanie" ; ainsi, ignore-t-il ATT pourtant le second Chef d’Etat à avoir fait le déplacement. Il n’y en aura que deux.
Même s’il cafouille sur quelques mots, il martèle tout de même, avec assurance et une apparente sincérité, la volonté de poursuivre sa lutte contre la gabegie. Il promet de combattre les "Moufcidines" - auteur de détournement des deniers public - sauf ceux qui se repentent, sans pour autant préciser le caractère (public ou pas) de cette repentance.
Il loue l’esprit dans lequel la campagne écoulée s’est déroulée "où aucun des acteurs politiques ne se rendit coupable d’acte illégal". Enfin, il rassure les mauritaniens : ses promesses de campagne n’étaient pas que des paroles destiné à drainer des votes, mais chacune sera suivie d’actes.
A la fin, les journalistes de TVM récupère l’antenne pour rivaliser de flagornerie à l’endroit du nouveau Président ; chacun y va de sa félicitation, en insistant sur cette "cérémonie exceptionnelle, véritable éclosion de la Mauritanie Nouvelle que le Président Mohamed Ould Abdel Aziz va s’efforcer de bâtir". Même Raki Sy, pourtant seule journaliste confirmée du quatuor, y va de son couplet de circonstance.
Puis Mint Lili annonce la fin de l’émission spéciale, laissant le spectateur, perplexe, avec le professeur de musique, le syrien Imad Dine Debech, son épouse Loubaba Mint Meïdah et leurs deux filles non dénuées de talent, se livrer, sur fond d’instruments de carnaval, à un exercice de vocalises arabes, enregistré, il y a quelques années, dans la cour de la TVM ; ils chantaient "Chinguitt ya mejd el joudoud", Chinguitt, ô gloire des ancêtres (sic)...
La Mauritanie tourne une page, jusqu’ici bien semblable à du déjà vu...
Taqdoumy
Mohamed Ould Abdel Aziz
Mohamed Ould Abdel Aziz (parfois Muhammad Abd al-Aziz, Ould Abdelaziz, en arabe : محمد ولد عبد العزيز), né le 20 décembre 1956 à Akjoujt, est un général mauritanien, chef de l'État du 6 août 2008 au 15 avril 2009, puis président de la République depuis le 5 août 2009.
Il fut l'un des meneurs du coup d'État d'août 2005 qui déposa le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, puis il conduisit le coup d'août 2008 qui renversa le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef. Après ce dernier coup de force, Ould Abdel Aziz s'auto-proclame président du Haut Conseil d'État1.
Sommaire
[masquer] Carrière militaire [modifier]
1977-1980 : formation d’officier inter-armes à l’Académie royale de Meknès (Maroc)
1980 : promu au grade de sous-lieutenant
1981-1982 : École de la logistique à Alger. Après cette période, il occupe plusieurs fonctions à l’état-major national
1986-1987 : École inter-armes d’Atar
1987-1991 : aide de camp du président de la République et commandant du Bataillon de la Sécurité présidentielle
1988 : promu au grade de capitaine
1994 : promu au grade de commandant
1991-1994 : nommé commandant du Bataillon du commandement de l’état-major de l’armée nationale
1994-1995 : École inter-armes du Maroc
1995 : nommé commandant en second de la 6e Région militaire de l’armée nationale
1998 : nommé commandant de la Sécurité présidentielle, promu au grade de lieutenant-colonel
2004 : promu au grade de colonel
2007 : nommé chef d’état-major particulier du président de la République, promu au grade de général de brigade
Coups d'État [modifier]
2005 [modifier]
Le coup d'État militaire du 3 août 2005, conduit par le colonel Ely Ould Mohamed Vall, directeur général de la Sûreté nationale, et le colonel Ould Abdel Aziz, qui est alors commandant de la garde présidentielle (BASEP), renverse le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya. On dit que le colonel Aziz fut l'un des acteurs principaux du putsch.234
2008-2009 [modifier]
Le 6 août 2008, suite à une crise politique, le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi accuse les généraux de mettre la pression sur les parlementaires frondants contre lui. Le président limoge donc quatre officiers de l'armée dont Aziz. Ce dernier orchestre alors un coup d'État, devient chef de l'État et emprisonne le président Abdallahi.
Le 12 avril 2009, il annonce sa démission de l'armée et de la présidence de la République avant le 21 avril afin de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle prévue le 6 juin 20095. L'intérim du pouvoir revient constitutionnellement au président du Sénat, Ba Mamadou dit M'Baré67.
Finalement les élections du 6 juin n'auront pas lieu, un accord entre Aziz et les opposants au coup d'État est trouvé à Dakar et des élections consensuelles sont organisées le 18 juillet. Durant la campagne précédant cette élection, le général Aziz s'est élevé contre la politique israélienne en Palestine, lui qui, durant l'exercice du pouvoir à la tête de la junte, avait rompu les relations diplomatiques entre Israël et la Mauritanie suite à la guerre de Gaza[réf. nécessaire]. Il est réélu président en juillet 2009 au terme d'une élection dont le résultat soulève de nombreux doutes sur sa régularité8.
Il fut l'un des meneurs du coup d'État d'août 2005 qui déposa le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, puis il conduisit le coup d'août 2008 qui renversa le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef. Après ce dernier coup de force, Ould Abdel Aziz s'auto-proclame président du Haut Conseil d'État1.
Sommaire
[masquer] Carrière militaire [modifier]
1977-1980 : formation d’officier inter-armes à l’Académie royale de Meknès (Maroc)
1980 : promu au grade de sous-lieutenant
1981-1982 : École de la logistique à Alger. Après cette période, il occupe plusieurs fonctions à l’état-major national
1986-1987 : École inter-armes d’Atar
1987-1991 : aide de camp du président de la République et commandant du Bataillon de la Sécurité présidentielle
1988 : promu au grade de capitaine
1994 : promu au grade de commandant
1991-1994 : nommé commandant du Bataillon du commandement de l’état-major de l’armée nationale
1994-1995 : École inter-armes du Maroc
1995 : nommé commandant en second de la 6e Région militaire de l’armée nationale
1998 : nommé commandant de la Sécurité présidentielle, promu au grade de lieutenant-colonel
2004 : promu au grade de colonel
2007 : nommé chef d’état-major particulier du président de la République, promu au grade de général de brigade
Coups d'État [modifier]
2005 [modifier]
Le coup d'État militaire du 3 août 2005, conduit par le colonel Ely Ould Mohamed Vall, directeur général de la Sûreté nationale, et le colonel Ould Abdel Aziz, qui est alors commandant de la garde présidentielle (BASEP), renverse le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya. On dit que le colonel Aziz fut l'un des acteurs principaux du putsch.234
2008-2009 [modifier]
Le 6 août 2008, suite à une crise politique, le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi accuse les généraux de mettre la pression sur les parlementaires frondants contre lui. Le président limoge donc quatre officiers de l'armée dont Aziz. Ce dernier orchestre alors un coup d'État, devient chef de l'État et emprisonne le président Abdallahi.
Le 12 avril 2009, il annonce sa démission de l'armée et de la présidence de la République avant le 21 avril afin de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle prévue le 6 juin 20095. L'intérim du pouvoir revient constitutionnellement au président du Sénat, Ba Mamadou dit M'Baré67.
Finalement les élections du 6 juin n'auront pas lieu, un accord entre Aziz et les opposants au coup d'État est trouvé à Dakar et des élections consensuelles sont organisées le 18 juillet. Durant la campagne précédant cette élection, le général Aziz s'est élevé contre la politique israélienne en Palestine, lui qui, durant l'exercice du pouvoir à la tête de la junte, avait rompu les relations diplomatiques entre Israël et la Mauritanie suite à la guerre de Gaza[réf. nécessaire]. Il est réélu président en juillet 2009 au terme d'une élection dont le résultat soulève de nombreux doutes sur sa régularité8.
Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
Il est de 1971 à 1978, ministre d'État, ministre de l'Économie dans le gouvernement de Moktar Ould Daddah.
Présidentielle de 2007 [modifier]
Lors du premier tour de l'élection présidentielle qui se déroule le 11 mars 2007, il obtient 24,80% des voix. Le 25 mars, il est élu lors du second tour avec 373 519 voix, soit 52,89% des suffrages exprimés, face à Ahmed Ould Daddah qui lui a obtenu 47,11% (premier tour 20,70%). Il est investi président le 19 avril. Il est le président qui a souhaité le retour des réfugiés politiques mauritaniens après le départ du colonel Maouiya son prédécesseur.
Il a inscrit la restauration de l’unité nationale, la consolidation de l’Etat de droit « par l’approfondissement de la démocratie » et la lutte contre la pauvreté au rang des axes prioritaires de son mandat pour les cinq prochaines années. Le nouveau président s’est engagé à promulguer une nouvelle législation pour enrayer définitivement le phénomène et à mener « une politique de discrimination positive » à l’égard des anciennes victimes. Une meilleure répartition des richesses nationales dans un pays de 3,1 millions d’habitants pourvu de nombreuses ressources naturelles et où l’incidence de pauvreté reste encore au-dessus de 40% va, enfin, constituer un chantier important du nouveau pouvoir, estiment les observateurs.
Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a recueilli 52,85% des suffrages lors du 2ème tour d’un scrutin présidentiel qualifié de « transparent et crédible » par l’ensemble des observateurs. Cette élection a mis un terme à 19 mois d’une transition militaire marquée par pas moins de cinq consultations électorales.
Putsch de 2008 [modifier]
Le 6 août 2008, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi est arrêté avec le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghf par des militaires lors d'un coup d'État militaire. Le responsable du putsch n'est autre que l'ex-chef de la garde présidentielle, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, limogé par décret quelques heures auparavant par le président. Ce dernier a été emmené dans un endroit tenu secret par les militaires et sa résidence privée n'est plus desormais sous surveillance1.
Présidentielle de 2007 [modifier]
Lors du premier tour de l'élection présidentielle qui se déroule le 11 mars 2007, il obtient 24,80% des voix. Le 25 mars, il est élu lors du second tour avec 373 519 voix, soit 52,89% des suffrages exprimés, face à Ahmed Ould Daddah qui lui a obtenu 47,11% (premier tour 20,70%). Il est investi président le 19 avril. Il est le président qui a souhaité le retour des réfugiés politiques mauritaniens après le départ du colonel Maouiya son prédécesseur.
Il a inscrit la restauration de l’unité nationale, la consolidation de l’Etat de droit « par l’approfondissement de la démocratie » et la lutte contre la pauvreté au rang des axes prioritaires de son mandat pour les cinq prochaines années. Le nouveau président s’est engagé à promulguer une nouvelle législation pour enrayer définitivement le phénomène et à mener « une politique de discrimination positive » à l’égard des anciennes victimes. Une meilleure répartition des richesses nationales dans un pays de 3,1 millions d’habitants pourvu de nombreuses ressources naturelles et où l’incidence de pauvreté reste encore au-dessus de 40% va, enfin, constituer un chantier important du nouveau pouvoir, estiment les observateurs.
Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a recueilli 52,85% des suffrages lors du 2ème tour d’un scrutin présidentiel qualifié de « transparent et crédible » par l’ensemble des observateurs. Cette élection a mis un terme à 19 mois d’une transition militaire marquée par pas moins de cinq consultations électorales.
Putsch de 2008 [modifier]
Le 6 août 2008, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi est arrêté avec le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghf par des militaires lors d'un coup d'État militaire. Le responsable du putsch n'est autre que l'ex-chef de la garde présidentielle, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, limogé par décret quelques heures auparavant par le président. Ce dernier a été emmené dans un endroit tenu secret par les militaires et sa résidence privée n'est plus desormais sous surveillance1.
50 CENT
50 Cent, de son vrai nom Curtis James Jackson , est un rappeur américain né dans Southside Jamaica Queens à New York, le 6 juillet 1976.
50 Cent Curtis Jackson était un gangster New-Yorkais. Lorsqu'il est âgé de 8 ans, sa mère (d'origine haïtienne) meurt ; Le jeune new-yorkais désespère mais il reprend espoir bien que son grand-père lui interdise d'écouter des musiques violentes et grossières et malgrè sa soeur qui écoute une musique plus difficile que le "rap", qui se moquait de lui en l'insultant. Malgré cette enfance difficile, Fifty espère pouvoir un jour avoir l'argent et la gloire dont il a toujours rêvé en tant que rappeur. Alors agé de 11 ans, il commença a composer même si ses proches se moquaientt de lui et prétendaient que ses chansons était "nulles"! Malgré cela 50 ne perdit jamais espoir...
Après quelques allées et venues en prison, c'est en 1996 qu'il fait la rencontre de Jam Master Jay du groupe Run DMC dont le label est JMJ Records. Mais l'association avec Jam Master Jay n'a pas tenu, en plus Fifty s'était mis d'accord avec un autre label, Trackmasters, déjà reconnu a New York comme un puissant label et ayant déjà travaillé avec des artistes comme Nas ou encore Jay-Z. Le label Trackmasters fait signer 50 Cent, qui se prépare à sortir son premier album, Power Of The $, sur Columbia Records en 1999. Il y a des singles à succès comme par exemple : « Your Life's on the Line » et « How to Rob». À cause de ce dernier single, 50 Cent frôle la mort devant la maison de ses grands-parents en mai 2000, on lui tire dessus à neuf reprises, et trois balles l'atteignent, l'une dans la main, une autre dans le dos et la dernière dans la joue, sans séquelles physiques mais qui lui aurait donné son style de voix caractéristique. Il garde encore aujourd'hui les cicatrices de cette attaque. Néanmoins nombre de rappeurs du milieu répugnent à croire ses dires.
Columbia Records, qui s'apprêtait à sortir l'album de 50 Cent, y renonce. Les deux années qui suivent, Fifty fonde son collectif G-Unit avec Tony Yayo ainsi que Lloyd Banks, deux artistes avec lesquels la star du rap se produira notamment en freestyle et mixtapes (improvisation de textes sur un rythme célèbre) et par la suite, lorsque Tony Yayo entre en prison, Young Buck rejoint le groupe.
En 2002 il fait la rencontre de Eminem, qui, après avoir écouté quelques mixtapes de l'artiste, le fait signer tout de suite chez Shady/Aftermath (le label de Eminem et Dr Dre). Son premier succès est le single « Wanksta » qui se trouva sur la bande originale du film 8 Mile.
En 2003 il sort son premier LP, « Get Rich Or Die Tryin' », sous le label Shady/Aftermath, avec des chansons telles que « P.I.M.P. », « In Da Club » ou « 21 Questions ». Le succès est immédiat : 800 000 ventes dès la première semaine. Ce fut également le plus grand succès de 2003 avec près de 12 millions de copies vendues. La même année, il sort le premier LP avec son groupe G-Unit, l'album Beg For Mercy. Encore une fois, le succès est au rendez-vous. En 2005, il enchaîne avec son deuxième LP sous Shady/Aftermath, The Massacre, 1,14 millions d'albums sont vendus en 4 jours. Il s'agit de la sixième meilleure performance de vente de tous les temps. Il établit aussi un autre record (comme les Beatles) avec 4 singles dans le top 10 des ventes. L'album s'est finalement écoulé à plus de 8 millions d'exemplaires.
50 Cent créera ensuite sa propre ligne de vêtements dénommée comme son groupe : « G-Unit Clothing », enchaîne des contrats avec Reebok et autres marques et ouvre son propre label de production, G-Unit Records. En 2006 sort le film tiré de sa vie et du même nom que son premier album sous Shady/Aftermath, « Get Rich Or Die Tryin' » (traduit en français par « Réussir Ou Mourir »). Malgré un certain succès public, ce film s'est trouvé durant de nombreuses semaines dans le top 50 des plus mauvais films notés sur le site IMDB.
Il a eu un enfant nommé Marquise Jackson avant de devenir célèbre entre deux séjours en prison, ce qui lui a donné envie d'arrêter le trafic de drogue et de se mettre au rap. Il a eu une liaison avec l'actrice américaine Vivica A. Fox. Cette dernière, jalouse des filles qui tournaient trop autour de 50 Cent, notamment dans ses clips, l'a quitté.
50 Cent compte aujourd'hui sur terre autant de fans que d'ennemis. En effet, son rap reste quand même l'objet de bon nombre de critiques. Les vrais amateurs de hip hop le trouvent trop commercial, car la plupart de ses sons sont taillés pour les clubs, et ses rimes sont de plus en plus faciles. De plus, 50 Cent s'est mis à dos bon nombre de rappeurs, notamment des New-Yorkais : Jadakiss, Ja Rule, Fat Joe, Nas, Sheek Louch et Styles P. 50 Cent n'hésite pas à les provoquer et à les critiquer dans ses morceaux comme dans « Piggy Bank » de l'album The Massacre (2005). Sa puissance et sa notoriété ont permit à 50 Cent de compromettre la fin de carrière du rappeur Ja Rule, avec qui il était en grand conflit. Fat Joe irrité par l'attitude de 50 Cent à son égard répondit que le succès de Fiddy était dû à "In da Club"(En Boîte) mais que paradoxalement, il était lui même introuvable en boîte de nuit parce qu'il serait littéralement peureux et paranoïaque. Une récompense fut même offerte à qui rapporterai un cliché de 50 Cent dans toute soirée autres que celles préparées par ses soins. La photo en question ne fut jamais prise.
Depuis plusieurs mois, 50 Cent est en conflit avec le rappeur The Game de Compton (Los Angeles), protégé de Dr. Dre pourtant. La situation est donc compliquée, c'est d'ailleurs une des rares fois que deux artistes d'un même label sont en conflit ouvert. Les deux rappeurs ont pourtant collaboré dans le passé et ils ont même vendus bon nombre de leurs singles « How We Do » et « Hate It Or Love It ». The Game a nié à la radio le fait que 50 Cent ait contribué au succès de son album The Documentary (2005) alors que dixit Fifty, ce serait grâce à lui que son album se serait vendu; propos qu'il tient dans une interview post-rupture. Mais selon Game, le fait est que 50 s'attribuait déjà le succès avant leur dispute. Également 50 aurait demandé la collaboration de son acolyte pour une chanson d'attaque contre Nas, ce dernier refusa, expliquant que le rappeur de N.Y.C. était une légende, un génie en matière de rap. Vexé, 50 Cent commença à dénigrer Game. Mais le californien claqua la porte du groupe. De plus, The Game avait affirmé n'avoir rien contre les rappeurs que 50 Cent attaquait alors qu'il chantait encore avec G-Unit, et qu'il serait même prêt à collaborer avec ceux-ci de temps en temps, ce que 50 Cent a pris comme un défaut de loyauté envers lui. Les deux hommes n'ont toujours pas enterré la hache de guerre.
Malgré cela, pour réussir, 50 Cent peut encore compter sur bon nombre de producteurs comme Dr. Dre, Cool & Dre, Scott Storch, Eminem, et Havoc, avec qui il entretient de bonnes relations. Le rappeur du Queens a également bon nombre d'amis dans le rap puisque ces deux dernières années il n'a cessé de signer des talents du genre sur son label G-Unit Records, qui a en peu de temps pris d'avantage d'envergure. Ainsi, 50 Cent a déjà signé et collaboré avec Mobb Deep, M.O.P., Ma$e, Spider Loc,Lil Scrappy (G'sup),Lil jon (collaborer) , la chanteuse R&B Olivia... Enfin 50 Cent entretient toujours de bonnes, voir de très bonnes relations avec Lloyd Banks, Tony Yayo et Young Buck (les 3 membres initiaux de G-Unit), ainsi qu'avec Jay-Z et Missy Elliott qu'il re-respecte (pour Jay-Z).
50 Cent Curtis Jackson était un gangster New-Yorkais. Lorsqu'il est âgé de 8 ans, sa mère (d'origine haïtienne) meurt ; Le jeune new-yorkais désespère mais il reprend espoir bien que son grand-père lui interdise d'écouter des musiques violentes et grossières et malgrè sa soeur qui écoute une musique plus difficile que le "rap", qui se moquait de lui en l'insultant. Malgré cette enfance difficile, Fifty espère pouvoir un jour avoir l'argent et la gloire dont il a toujours rêvé en tant que rappeur. Alors agé de 11 ans, il commença a composer même si ses proches se moquaientt de lui et prétendaient que ses chansons était "nulles"! Malgré cela 50 ne perdit jamais espoir...
Après quelques allées et venues en prison, c'est en 1996 qu'il fait la rencontre de Jam Master Jay du groupe Run DMC dont le label est JMJ Records. Mais l'association avec Jam Master Jay n'a pas tenu, en plus Fifty s'était mis d'accord avec un autre label, Trackmasters, déjà reconnu a New York comme un puissant label et ayant déjà travaillé avec des artistes comme Nas ou encore Jay-Z. Le label Trackmasters fait signer 50 Cent, qui se prépare à sortir son premier album, Power Of The $, sur Columbia Records en 1999. Il y a des singles à succès comme par exemple : « Your Life's on the Line » et « How to Rob». À cause de ce dernier single, 50 Cent frôle la mort devant la maison de ses grands-parents en mai 2000, on lui tire dessus à neuf reprises, et trois balles l'atteignent, l'une dans la main, une autre dans le dos et la dernière dans la joue, sans séquelles physiques mais qui lui aurait donné son style de voix caractéristique. Il garde encore aujourd'hui les cicatrices de cette attaque. Néanmoins nombre de rappeurs du milieu répugnent à croire ses dires.
Columbia Records, qui s'apprêtait à sortir l'album de 50 Cent, y renonce. Les deux années qui suivent, Fifty fonde son collectif G-Unit avec Tony Yayo ainsi que Lloyd Banks, deux artistes avec lesquels la star du rap se produira notamment en freestyle et mixtapes (improvisation de textes sur un rythme célèbre) et par la suite, lorsque Tony Yayo entre en prison, Young Buck rejoint le groupe.
En 2002 il fait la rencontre de Eminem, qui, après avoir écouté quelques mixtapes de l'artiste, le fait signer tout de suite chez Shady/Aftermath (le label de Eminem et Dr Dre). Son premier succès est le single « Wanksta » qui se trouva sur la bande originale du film 8 Mile.
En 2003 il sort son premier LP, « Get Rich Or Die Tryin' », sous le label Shady/Aftermath, avec des chansons telles que « P.I.M.P. », « In Da Club » ou « 21 Questions ». Le succès est immédiat : 800 000 ventes dès la première semaine. Ce fut également le plus grand succès de 2003 avec près de 12 millions de copies vendues. La même année, il sort le premier LP avec son groupe G-Unit, l'album Beg For Mercy. Encore une fois, le succès est au rendez-vous. En 2005, il enchaîne avec son deuxième LP sous Shady/Aftermath, The Massacre, 1,14 millions d'albums sont vendus en 4 jours. Il s'agit de la sixième meilleure performance de vente de tous les temps. Il établit aussi un autre record (comme les Beatles) avec 4 singles dans le top 10 des ventes. L'album s'est finalement écoulé à plus de 8 millions d'exemplaires.
50 Cent créera ensuite sa propre ligne de vêtements dénommée comme son groupe : « G-Unit Clothing », enchaîne des contrats avec Reebok et autres marques et ouvre son propre label de production, G-Unit Records. En 2006 sort le film tiré de sa vie et du même nom que son premier album sous Shady/Aftermath, « Get Rich Or Die Tryin' » (traduit en français par « Réussir Ou Mourir »). Malgré un certain succès public, ce film s'est trouvé durant de nombreuses semaines dans le top 50 des plus mauvais films notés sur le site IMDB.
Il a eu un enfant nommé Marquise Jackson avant de devenir célèbre entre deux séjours en prison, ce qui lui a donné envie d'arrêter le trafic de drogue et de se mettre au rap. Il a eu une liaison avec l'actrice américaine Vivica A. Fox. Cette dernière, jalouse des filles qui tournaient trop autour de 50 Cent, notamment dans ses clips, l'a quitté.
50 Cent compte aujourd'hui sur terre autant de fans que d'ennemis. En effet, son rap reste quand même l'objet de bon nombre de critiques. Les vrais amateurs de hip hop le trouvent trop commercial, car la plupart de ses sons sont taillés pour les clubs, et ses rimes sont de plus en plus faciles. De plus, 50 Cent s'est mis à dos bon nombre de rappeurs, notamment des New-Yorkais : Jadakiss, Ja Rule, Fat Joe, Nas, Sheek Louch et Styles P. 50 Cent n'hésite pas à les provoquer et à les critiquer dans ses morceaux comme dans « Piggy Bank » de l'album The Massacre (2005). Sa puissance et sa notoriété ont permit à 50 Cent de compromettre la fin de carrière du rappeur Ja Rule, avec qui il était en grand conflit. Fat Joe irrité par l'attitude de 50 Cent à son égard répondit que le succès de Fiddy était dû à "In da Club"(En Boîte) mais que paradoxalement, il était lui même introuvable en boîte de nuit parce qu'il serait littéralement peureux et paranoïaque. Une récompense fut même offerte à qui rapporterai un cliché de 50 Cent dans toute soirée autres que celles préparées par ses soins. La photo en question ne fut jamais prise.
Depuis plusieurs mois, 50 Cent est en conflit avec le rappeur The Game de Compton (Los Angeles), protégé de Dr. Dre pourtant. La situation est donc compliquée, c'est d'ailleurs une des rares fois que deux artistes d'un même label sont en conflit ouvert. Les deux rappeurs ont pourtant collaboré dans le passé et ils ont même vendus bon nombre de leurs singles « How We Do » et « Hate It Or Love It ». The Game a nié à la radio le fait que 50 Cent ait contribué au succès de son album The Documentary (2005) alors que dixit Fifty, ce serait grâce à lui que son album se serait vendu; propos qu'il tient dans une interview post-rupture. Mais selon Game, le fait est que 50 s'attribuait déjà le succès avant leur dispute. Également 50 aurait demandé la collaboration de son acolyte pour une chanson d'attaque contre Nas, ce dernier refusa, expliquant que le rappeur de N.Y.C. était une légende, un génie en matière de rap. Vexé, 50 Cent commença à dénigrer Game. Mais le californien claqua la porte du groupe. De plus, The Game avait affirmé n'avoir rien contre les rappeurs que 50 Cent attaquait alors qu'il chantait encore avec G-Unit, et qu'il serait même prêt à collaborer avec ceux-ci de temps en temps, ce que 50 Cent a pris comme un défaut de loyauté envers lui. Les deux hommes n'ont toujours pas enterré la hache de guerre.
Malgré cela, pour réussir, 50 Cent peut encore compter sur bon nombre de producteurs comme Dr. Dre, Cool & Dre, Scott Storch, Eminem, et Havoc, avec qui il entretient de bonnes relations. Le rappeur du Queens a également bon nombre d'amis dans le rap puisque ces deux dernières années il n'a cessé de signer des talents du genre sur son label G-Unit Records, qui a en peu de temps pris d'avantage d'envergure. Ainsi, 50 Cent a déjà signé et collaboré avec Mobb Deep, M.O.P., Ma$e, Spider Loc,Lil Scrappy (G'sup),Lil jon (collaborer) , la chanteuse R&B Olivia... Enfin 50 Cent entretient toujours de bonnes, voir de très bonnes relations avec Lloyd Banks, Tony Yayo et Young Buck (les 3 membres initiaux de G-Unit), ainsi qu'avec Jay-Z et Missy Elliott qu'il re-respecte (pour Jay-Z).
Bobby Valentino (chanteur)
Robert "Bobby Valentino" Wilson (né le 27 février 1980 à Jackson (Mississippi)) est un chanteur de R'n'B américain. Son surnom de Valentino vient du fait que sa naissance était initialement prévue le 14 février (jour de la Saint Valentin).Élevé à Atlanta, il se lance dans la musique en 1996 avec le groupe Mista. Quelques années après la dissolution du groupe, il s’inscrit à l’université de Clark à Atlanta d’où il sort diplômé en arts.
Son premier single, appelé Slow Down et tiré de son album éponyme sorti en 2005, se retrouve dans les dix meilleurs du top 100 américain (Billboard Hot 100). Toujours en 2005, il travaille avec d’autres artistes de R'n'B tels que Bow Wow et Omarion.
Le long procès engagé entre lui et le violoniste du même nom s’est terminé par une autorisation de la cour à porter ce nom partout dans le monde, excepté en Grand
Son premier single, appelé Slow Down et tiré de son album éponyme sorti en 2005, se retrouve dans les dix meilleurs du top 100 américain (Billboard Hot 100). Toujours en 2005, il travaille avec d’autres artistes de R'n'B tels que Bow Wow et Omarion.
Le long procès engagé entre lui et le violoniste du même nom s’est terminé par une autorisation de la cour à porter ce nom partout dans le monde, excepté en Grand
lundi 12 juillet 2010
Haïti: six mois après le séisme, la reconstruction tarde toujours
Six mois après le séisme qui a ravagé leur pays, faisant plus de 250.000 morts et 1,5 million de sinistrés, les Haïtiens s'impatientent de voir les milliards de dollars promis par la communauté internationale se traduire en projets concrets.
"On ne voit pas beaucoup de perspectives, on ne voit pas les moyens de la reconstruction. Est-ce que l'argent promis par la communauté internationale va arriver? Est-ce qu'il arrivera jamais?", s'interroge Madame Franck Paul, ancienne maire de Port-au-Prince.
Dans les rues de cette ville ou sous les tentes, l'impatience est grandissante face à la lenteur de la reconstruction, notamment pour les centaines de milliers de personnes qui vivent toujours dans des abris provisoires.
"Quand on nous a demandé de venir dans ce camp, on nous avait promis des maisons... où sont-elles?", se demande Jean-Auguste Petit-Frère tout en désignant un modèle d'habitation érigé par une firme jamaïcaine évalué à 15.000 dollars l'unité.
"Je ne peux plus continuer à vivre sous une tente où il faut chaud le jour comme la nuit. Qui va me payer cette maison, à qui dois-je m'adresser?", renchérit Maxène Gabriel, dont l'habitation gravement endommagée lors du séisme est jugée inhabitable par les autorités.
Selon l'ONU, près de 4.000 maisons de 18 mètres carrés ont été construites dans le cadre d'un premier projet qui en prévoit 10.000.
La Croix-Rouge française qui promet de bâtir 30.000 maisons transitionnelles en collaboration avec la Croix-Rouge américaine vient de lancer les travaux pour 500 habitations dans un village à l'est de la capitale.
"Cela prendra du temps pour reloger les 1,5 million de sans-abri disséminés à travers un millier de camps. L'Etat doit trouver des terrains pour 90% des sinistrés qui étaient des locataires", explique un fonctionnaire de l'ONU.
"J'ai l'impression que la communauté internationale nous mène en bateau. Après les nombreuses promesses, rien n'a été fait", lâche de son côté le romancier Gary Victor, qui se dit perplexe et surtout désolé de voir que le gouvernement haïtien n'a rien proposé de concret.
"On ne peut rien attendre de l'élite politique d'Haïti pour qui le mot +reconstruction+ ne veut rien dire", ajoute le jeune écrivain.
Les Haïtiens ne semblent pas attendre beaucoup de leurs dirigeants jugés dépassés par l'ampleur de la catastrophe qui a ravagé le 12 janvier ce pays des Caraïbes.
"Le président et le gouvernement sont absents: la gestion des affaires est confiée aux étrangers et aux organisations non gouvernementales", juge un chauffeur public coincé dans un des bouchons caractéristiques de la situation à Port-au-Prince où des tonnes de débris de maisons détruites jonchent encore les rues.
Le président René Préval a promis récemment d'aborder prochainement les problèmes de la reconstruction, de la lenteur des actions et du manque de leadership qu'il se voit reprocher.
"Je vous promets des documents sur la reconstruction dont les manettes sont confiées au Premier ministre Jean-Max Bellerive et à l'ancien président (américain) Bill Clinton", a-t-il déclaré à des journalistes.
Trois mois après une conférence internationale qui s'est déroulée à New York et au cours de laquelle la communauté internationale a promis plus de 10 milliards de dollars sur 5 ans à Haïti, très peu d'argent est parvenu à Haïti.
"C'est le travail que fera l'envoyé spécial de Ban Ki-moon, Bill Clinton: convaincre les bailleurs de verser les fonds promis", a rappelé Nigel Fischer coordonnateur humanitaire de l'ONU en Haïti.
"On ne voit pas beaucoup de perspectives, on ne voit pas les moyens de la reconstruction. Est-ce que l'argent promis par la communauté internationale va arriver? Est-ce qu'il arrivera jamais?", s'interroge Madame Franck Paul, ancienne maire de Port-au-Prince.
Dans les rues de cette ville ou sous les tentes, l'impatience est grandissante face à la lenteur de la reconstruction, notamment pour les centaines de milliers de personnes qui vivent toujours dans des abris provisoires.
"Quand on nous a demandé de venir dans ce camp, on nous avait promis des maisons... où sont-elles?", se demande Jean-Auguste Petit-Frère tout en désignant un modèle d'habitation érigé par une firme jamaïcaine évalué à 15.000 dollars l'unité.
"Je ne peux plus continuer à vivre sous une tente où il faut chaud le jour comme la nuit. Qui va me payer cette maison, à qui dois-je m'adresser?", renchérit Maxène Gabriel, dont l'habitation gravement endommagée lors du séisme est jugée inhabitable par les autorités.
Selon l'ONU, près de 4.000 maisons de 18 mètres carrés ont été construites dans le cadre d'un premier projet qui en prévoit 10.000.
La Croix-Rouge française qui promet de bâtir 30.000 maisons transitionnelles en collaboration avec la Croix-Rouge américaine vient de lancer les travaux pour 500 habitations dans un village à l'est de la capitale.
"Cela prendra du temps pour reloger les 1,5 million de sans-abri disséminés à travers un millier de camps. L'Etat doit trouver des terrains pour 90% des sinistrés qui étaient des locataires", explique un fonctionnaire de l'ONU.
"J'ai l'impression que la communauté internationale nous mène en bateau. Après les nombreuses promesses, rien n'a été fait", lâche de son côté le romancier Gary Victor, qui se dit perplexe et surtout désolé de voir que le gouvernement haïtien n'a rien proposé de concret.
"On ne peut rien attendre de l'élite politique d'Haïti pour qui le mot +reconstruction+ ne veut rien dire", ajoute le jeune écrivain.
Les Haïtiens ne semblent pas attendre beaucoup de leurs dirigeants jugés dépassés par l'ampleur de la catastrophe qui a ravagé le 12 janvier ce pays des Caraïbes.
"Le président et le gouvernement sont absents: la gestion des affaires est confiée aux étrangers et aux organisations non gouvernementales", juge un chauffeur public coincé dans un des bouchons caractéristiques de la situation à Port-au-Prince où des tonnes de débris de maisons détruites jonchent encore les rues.
Le président René Préval a promis récemment d'aborder prochainement les problèmes de la reconstruction, de la lenteur des actions et du manque de leadership qu'il se voit reprocher.
"Je vous promets des documents sur la reconstruction dont les manettes sont confiées au Premier ministre Jean-Max Bellerive et à l'ancien président (américain) Bill Clinton", a-t-il déclaré à des journalistes.
Trois mois après une conférence internationale qui s'est déroulée à New York et au cours de laquelle la communauté internationale a promis plus de 10 milliards de dollars sur 5 ans à Haïti, très peu d'argent est parvenu à Haïti.
"C'est le travail que fera l'envoyé spécial de Ban Ki-moon, Bill Clinton: convaincre les bailleurs de verser les fonds promis", a rappelé Nigel Fischer coordonnateur humanitaire de l'ONU en Haïti.
Ouganda: 64 morts, 65 blessés dans 2 attentats pendant la retransmission du Mondial
Au moins 64 personnes ont été tuées et 65 blessées dans un double attentat dimanche soir contre deux restaurants qui retransmettaient la finale du Mondial à Kampala, selon la police qui a mis en cause les islamistes somaliens shebab liés à Al-Qaïda. Au moins 64 personnes ont été tuées et 65 blessées dans un double attentat dimanche soir contre deux restaurants qui retransmettaient la finale du Mondial à Kampala, selon la police qui a mis en cause les islamistes somaliens shebab liés à Al-Qaïda.
Le président ougandais Yoweri Museveni a condamné lundi "la lâcheté" des auteurs du double attentat.
"Les gens qui regardent du football ne sont pas des gens qui doivent être pris pour cible", a déclaré le chef d'Etat ougandais en se rendant sur les lieux d'un des deux attentats. "Si (les auteurs des attentats) veulent se battre, qu'ils s'en prennent à des soldats", a-t-il poursuivi.
L'attentat a pu être provoqué par deux kamikazes, ou par des bombes déposées sous des sièges, selon les premiers éléments de l'enquête.
Un site en langue somali proche des shebab, somalimemo.net, a relevé "qu'il n'était pas encore confirmé que les Shebab étaient derrière cette attaque", mais que si cela s'avérait, "la guerre entre musulmans et non musulmans prendrait un nouveau visage". A ce jour, les insurgés shebab n'ont jamais mené d'attentats hors du territoire somalien.
Ce double attentat est le plus meurtrier commis en Afrique de l'Est depuis les attaques suicide contre les ambassades américaines de Nairobi et Dar es-Salaam qui avaient fait plus de 200 morts le 7 août 1998.
Les deux bombes ont explosé dans un restaurant éthiopien du sud de la capitale ougandaise et dans le bar d'un club de rugby de l'est de la ville, provoquant un carnage parmi la foule réunie pour regarder à la télévision la finale de la Coupe du monde de football Espagne-Pays-Bas.
"Il y a des indices qui suggèrent la présence de kamikazes, mais en même temps il est possible qu'il y ait eu des bombes déposées sous des chaises", a déclaré à la presse un porte-parole du gouvernement, Fred Opolot.
Le président américain Barack Obama a indiqué que les Etats-Unis étaient "prêts à fournir toute aide demandée" par le gouvernement ougandais, alors qu'au moins un ressortissant américain a été tué, selon l'ambassade américaine.
L'Union africaine a "condamné (un) acte dirigé contre un pays africain engagé activement dans la promotion des objectifs de l'UA". "Cet acte de terrorisme ne fera que renforcer les liens très forts entre les peuples somalien et ougandais", a commenté le président somalien Sharif Cheikh Ahmed.
Le chef de la police ougandaise, Kale Kayihura, a lié ce double attentat aux menaces récentes des insurgés islamistes shebab en Somalie de s'en prendre à l'Ouganda et au Burundi, les deux pays qui ont envoyé les 6.000 soldats composant la force de paix de l'Union Africaine en Somalie (Amisom).
Cette force de paix chargée de protéger le très fragile gouvernement provisoire du président Sharif Cheikh Ahmed, élu début 2009, est considérée comme une force d'occupation par les Shebab, qui contrôlent la plus grande partie de la Somalie et ont fait voeu d'allégeance à Al-Qaïda.
"Il y a eu des déclarations de la part des Shebab et d'Al-Qaïda. Le terrorisme est une menace de nos jours. Vous connaissez la région où nous sommes et notre engagement en Somalie", a déclaré M. Kayihura. "Evidemment, il s'agit de terrorisme. Cela est clair".
Le 5 juillet, le chef des Shebab, Ahmed Abdi Godane, avait à nouveau appelé les Somaliens à s'unir pour chasser de Somalie l'Amisom.
Le même jour, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), qui regroupe six pays d'Afrique de l'Est, avait décidé de déployer rapidement 2.000 hommes supplémentaires au sein de l'Amisom, pour porter la force à un peu plus de 8.000 soldats.
Cette offre doit être examinée par le prochain sommet de l'UA convoqué à Kampala du 25 au 27 juillet. Le porte-parole ougandais Fred Opolot a assuré que ce sommet "aura lieu pour sûr" mais avec une sécurité renforcée.
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Le président ougandais Yoweri Museveni a condamné lundi "la lâcheté" des auteurs du double attentat.
"Les gens qui regardent du football ne sont pas des gens qui doivent être pris pour cible", a déclaré le chef d'Etat ougandais en se rendant sur les lieux d'un des deux attentats. "Si (les auteurs des attentats) veulent se battre, qu'ils s'en prennent à des soldats", a-t-il poursuivi.
L'attentat a pu être provoqué par deux kamikazes, ou par des bombes déposées sous des sièges, selon les premiers éléments de l'enquête.
Un site en langue somali proche des shebab, somalimemo.net, a relevé "qu'il n'était pas encore confirmé que les Shebab étaient derrière cette attaque", mais que si cela s'avérait, "la guerre entre musulmans et non musulmans prendrait un nouveau visage". A ce jour, les insurgés shebab n'ont jamais mené d'attentats hors du territoire somalien.
Ce double attentat est le plus meurtrier commis en Afrique de l'Est depuis les attaques suicide contre les ambassades américaines de Nairobi et Dar es-Salaam qui avaient fait plus de 200 morts le 7 août 1998.
Les deux bombes ont explosé dans un restaurant éthiopien du sud de la capitale ougandaise et dans le bar d'un club de rugby de l'est de la ville, provoquant un carnage parmi la foule réunie pour regarder à la télévision la finale de la Coupe du monde de football Espagne-Pays-Bas.
"Il y a des indices qui suggèrent la présence de kamikazes, mais en même temps il est possible qu'il y ait eu des bombes déposées sous des chaises", a déclaré à la presse un porte-parole du gouvernement, Fred Opolot.
Le président américain Barack Obama a indiqué que les Etats-Unis étaient "prêts à fournir toute aide demandée" par le gouvernement ougandais, alors qu'au moins un ressortissant américain a été tué, selon l'ambassade américaine.
L'Union africaine a "condamné (un) acte dirigé contre un pays africain engagé activement dans la promotion des objectifs de l'UA". "Cet acte de terrorisme ne fera que renforcer les liens très forts entre les peuples somalien et ougandais", a commenté le président somalien Sharif Cheikh Ahmed.
Le chef de la police ougandaise, Kale Kayihura, a lié ce double attentat aux menaces récentes des insurgés islamistes shebab en Somalie de s'en prendre à l'Ouganda et au Burundi, les deux pays qui ont envoyé les 6.000 soldats composant la force de paix de l'Union Africaine en Somalie (Amisom).
Cette force de paix chargée de protéger le très fragile gouvernement provisoire du président Sharif Cheikh Ahmed, élu début 2009, est considérée comme une force d'occupation par les Shebab, qui contrôlent la plus grande partie de la Somalie et ont fait voeu d'allégeance à Al-Qaïda.
"Il y a eu des déclarations de la part des Shebab et d'Al-Qaïda. Le terrorisme est une menace de nos jours. Vous connaissez la région où nous sommes et notre engagement en Somalie", a déclaré M. Kayihura. "Evidemment, il s'agit de terrorisme. Cela est clair".
Le 5 juillet, le chef des Shebab, Ahmed Abdi Godane, avait à nouveau appelé les Somaliens à s'unir pour chasser de Somalie l'Amisom.
Le même jour, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), qui regroupe six pays d'Afrique de l'Est, avait décidé de déployer rapidement 2.000 hommes supplémentaires au sein de l'Amisom, pour porter la force à un peu plus de 8.000 soldats.
Cette offre doit être examinée par le prochain sommet de l'UA convoqué à Kampala du 25 au 27 juillet. Le porte-parole ougandais Fred Opolot a assuré que ce sommet "aura lieu pour sûr" mais avec une sécurité renforcée.
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Mondial 2010 : Ce n'était (pas) que du football
Les Espagnols ont écrit leur légende avec noblesse dimanche soir. Leur victoire offre enfin au football une belle histoire. VIDEO
Dans les yeux d'un supporter espagnol © AFP
C'est un engouement inexplicable et irraisonné et la phrase fétiche des assagis ne doit jamais être oublié car oui, ce n'est que du football. Il est un sport parfois fragile et souvent décrié, la plupart du temps à raison, un sport qui sait offrir des images tragi-comiques de joueurs internationaux refusant de s'entraîner. Il y a des mensonges au milieu des visages, des communiqués cinglants et des sélectionneurs désabusés, gel dans les cheveux et fric-roi autour des casques de musique plantés sur les cranes.
La victoire de l'Espagne maquille ce cynisme. Il le cache un instant derrière un sourire latin. Grâce aux images. Il y avait d'abord ces incroyables fautes commises par Van Bommel et De Jong, prouvant au passage que ces deux joueurs sont au football ce que le mensonge est à la vérité : sa négation.
De vérité, il en a été question pour la deuxième image et ce sourire d'Andrés Iniesta, buteur valeureux ôtant son maillot national pour saluer la mémoire d'un joueur et ami disparu l'été dernier, Daniel Jarque. Siempre con nosotros (toujours avec nous) peut-on lire sur le torse du joueur barcelonais. A ce niveau, le football n'est rien de plus qu'une métaphore de la vie sociale et si l'on vit ensemble, on meurt aussi ensemble. Cette unité, prisée par l'Espagne, prend forcément des allures politiques avec la victoire de la Roja. Comme en 1998, quand les anciens maux bleus s'effaçaient derrière les idées black, blanc, beur, l'Espagne veut prouver au monde et à elle-même que son régionalisme ne s'oppose plus à son unité.
La troisième image est celle d'un gardien de but. Iker Casillas n'est pas l'illustration d'un football assaini de ses dérives bling bling. Le gardien du Real Madrid a 29 ans mais dimanche soir, sur une pelouse de Johannesburg, Iker avait cinq, six ans, et pleurait. Dans son voyage au bout de la nuit, Casillas réalisait le rêve de tous les gosses. Il était encore en larmes, alors qu'il venait juste de porter le trophée doré devant la terre entière. En zone mixte, interviewé par la journaliste et compagne Sara Carbonero, le capitaine espagnol n'écoutait plus. Il n'y avait rien à ajouter sinon un geste, un baiser donné par Iker Casillas au bout de la retenue. Alors le joueur et star n'était plus rien sinon un homme heureux, comblé par un sport démesuré.
Le football peut être sale et illustrer tous nos grands travers. Il peut aussi figurer nos grandes valeurs. « Le football est le reflet de notre société, disait Aimé Jacquet en 1999. Regardez-bien l'expression d'un joueur sur le terrain, c'est sa photographie dans la vie. » Iniesta ou Casillas l'ont prouvé comme tous les autres. Cette fois, c'est le bon côté qui a primé. Car bien devant les dollars, dimanche, trônaient les sourires.
Dans les yeux d'un supporter espagnol © AFP
C'est un engouement inexplicable et irraisonné et la phrase fétiche des assagis ne doit jamais être oublié car oui, ce n'est que du football. Il est un sport parfois fragile et souvent décrié, la plupart du temps à raison, un sport qui sait offrir des images tragi-comiques de joueurs internationaux refusant de s'entraîner. Il y a des mensonges au milieu des visages, des communiqués cinglants et des sélectionneurs désabusés, gel dans les cheveux et fric-roi autour des casques de musique plantés sur les cranes.
La victoire de l'Espagne maquille ce cynisme. Il le cache un instant derrière un sourire latin. Grâce aux images. Il y avait d'abord ces incroyables fautes commises par Van Bommel et De Jong, prouvant au passage que ces deux joueurs sont au football ce que le mensonge est à la vérité : sa négation.
De vérité, il en a été question pour la deuxième image et ce sourire d'Andrés Iniesta, buteur valeureux ôtant son maillot national pour saluer la mémoire d'un joueur et ami disparu l'été dernier, Daniel Jarque. Siempre con nosotros (toujours avec nous) peut-on lire sur le torse du joueur barcelonais. A ce niveau, le football n'est rien de plus qu'une métaphore de la vie sociale et si l'on vit ensemble, on meurt aussi ensemble. Cette unité, prisée par l'Espagne, prend forcément des allures politiques avec la victoire de la Roja. Comme en 1998, quand les anciens maux bleus s'effaçaient derrière les idées black, blanc, beur, l'Espagne veut prouver au monde et à elle-même que son régionalisme ne s'oppose plus à son unité.
La troisième image est celle d'un gardien de but. Iker Casillas n'est pas l'illustration d'un football assaini de ses dérives bling bling. Le gardien du Real Madrid a 29 ans mais dimanche soir, sur une pelouse de Johannesburg, Iker avait cinq, six ans, et pleurait. Dans son voyage au bout de la nuit, Casillas réalisait le rêve de tous les gosses. Il était encore en larmes, alors qu'il venait juste de porter le trophée doré devant la terre entière. En zone mixte, interviewé par la journaliste et compagne Sara Carbonero, le capitaine espagnol n'écoutait plus. Il n'y avait rien à ajouter sinon un geste, un baiser donné par Iker Casillas au bout de la retenue. Alors le joueur et star n'était plus rien sinon un homme heureux, comblé par un sport démesuré.
Le football peut être sale et illustrer tous nos grands travers. Il peut aussi figurer nos grandes valeurs. « Le football est le reflet de notre société, disait Aimé Jacquet en 1999. Regardez-bien l'expression d'un joueur sur le terrain, c'est sa photographie dans la vie. » Iniesta ou Casillas l'ont prouvé comme tous les autres. Cette fois, c'est le bon côté qui a primé. Car bien devant les dollars, dimanche, trônaient les sourires.
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